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VAUBAN 2007... et 2008
VAUBAN ENTRE SAMBRE ET MEUSE 1707-2007 DANS LES PAS DE VAUBAN ENTRE MEUSE ET ARDENNE ALBUMS PHOTOS
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NAMUR, UNE CITADELLE EUROPÉENNE - Une présence humaine multiséculaire
Mais il est peu probable qu’une fortification ait accompagné l’occupation humaine du Champeau dès ces temps reculés. Et une installation permanente est loin d’être prouvée par les vestiges archéologiques exhumés jusqu’à ce jour. L’épisode suivant est encore moins sûr. Selon certains historiens, l’oppidum des Aduatiques assiégé par Jules César en 57 av. J.-C. aurait été installé au Champeau. Les archéologues réfutent en bloc cette théorie, en l’absence de traces matérielles. Toutefois, la question reste ouverte. En effet, les fouilles archéologiques menées ailleurs prouvent qu’aucun des sites identifiables avec l’oppidum de ce peuple d’origine germanique n’a été occupé au Ier siècle av. J.-C. Quelques fragments témoignent de l’utilisation de la pointe de l’éperon à l’époque romaine. Un morceau de colonne et un tesson de calice évoquent peut-être un lieu de culte (?) pendant le Haut-Empire (Ier-IIe siècles). Par contre, la fonction militaire du Champeau voit le jour au iiie ou au ive siècle, lors de l’anarchie politique du Bas-Empire et de la migration parfois violente de populations germaniques. Des piliers funéraires de cimetières urbains sont réutilisés dans un mur au sommet de l’éperon. Un creux naturel est approfondi en fossé de défense : l’actuel fossé du Donjon. Comme à Arlon, Tongres, Cassel (Fr.) ou Tournai, Namur se défend ainsi des invasions barbares.
L’homme est donc présent sur le Champeau depuis près de dix millénaires, mais de manière discontinue et sans construire de fortification avant le IIIe siècle de notre ère. Date de création : 18/09/2007 @ 09:58 | PUBLICATIONS
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Une présence humaine multiséculaire
Des chasseurs-cueilleurs sont passés sur le Champeau au Mésolithique et ont séjourné au Grognon. Quelques outils en silex trouvés occasionnellement sur l’éperon en témoignent. Des haches polies et des pointes de flèche en silex attestent une présence au Néolithique. Dans le sol du château comtal, un fragment de lame en silex du Grand Pressigny (Fr.), témoigne de l’importation d’outils au début de l’âge des métaux (Chalcolithique). A la même époque, un dolmen se dresse dans la plaine de Jambes.
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