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VAUBAN 2007... et 2008
VAUBAN ENTRE SAMBRE ET MEUSE 1707-2007 DANS LES PAS DE VAUBAN ENTRE MEUSE ET ARDENNE ALBUMS PHOTOS
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La première mention d’une résidence fortifiée à la pointe de l’éperon date de 937. Sans autre indication. Tout au plus peut-on supposer qu’il s’agissait d’une tour en bois entourée d’une palissade. On sait aussi que les terrasses entre le château et le quartier du Grognon n’existaient pas encore. Lorsque le comté de Namur atteint son apogée au XIIe siècle, sous le règne d’Henri l’Aveugle, une collégiale dédiée à Saint-Pierre est bâtie dans l’enceinte castrale. Un chapitre de douze puis treize chanoines est fondé afin de la desservir et, accessoirement, de concourir à la défense du château en cas de siège. Mais celui-ci ne doit pas être bien redoutable, puisqu’en 1188 il est pris au bout de quelques jours, faute d’eau potable, mais aussi de vin et de bière… Un autre siège, septante ans plus tard, concerne une tout autre forteresse : long de deux ans, il postule une architecture résistante. Des vestiges en subsistent, englobés dans des maçonneries des XVIIIe et XIXe siècles. En confrontant les archives, des plans anciens et les éléments en place, on peut dire que ce château comprend deux parties. Un corps de place flanqué de quatre tours (dont trois subsistent), renferme le donjon, la collégiale, les maisons des chanoines et des bâtiments annexes - boulangerie, cellier, écuries, chapelles, fauconnerie, puits -. Les deux tours au parement de grès, percées originellement d’archères, encadrent le pont - largement postérieur, bâti après 1815 - et datent du XIIIe siècle : l’une, dite au Four , renferme le four à pain ; l’autre, dite de la trésorerie, contient les chartes et les archives comtales. La troisième abrite une citerne, d’où son nom. De l’autre côté du grand fossé, dans lequel un étang reflète les rayons du soleil, une seconde enceinte forme une barbacane ou défense avancée. Sa muraille est flanquée de quatre tours, et une porte s’ouvre au milieu, protégée par deux autres tours. Il n’en reste que la tour côté Sambre, dite Dessus Bordial. L’allure générale du château évoque les forteresses françaises du roi Louis ix comme Angers ou Aigues-Mortes. Entre 1245 et 1260, ce monarque tient le comté de Namur en gage d’un prêt au comte de Namur Baudouin de Courtenay. En ville, une partie de la petite enceinte est flanquée de tours dont subsiste la tour de la monnaie. Date de création : 20/09/2007 @ 16:30 | PUBLICATIONS
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Un château comtal
Capitale d’un comté du Xe au XVe siècle, Namur se devait d’avoir un château fortifié, résidence principale d’un prince souverain. Le Namurois est une principauté intégrée au Saint Empire romain germanique.
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