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VAUBAN ENTRE SAMBRE ET MEUSE 1707-2007 DANS LES PAS DE VAUBAN ENTRE MEUSE ET ARDENNE ALBUMS PHOTOS
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NAMUR, UNE CITADELLE EUROPÉENNE - Dans les guerres du XVIIe siècle
De 1631 à 1675, la citadelle est renforcée par un nouveau fort, appelé Terra Nova après 1691, qui comprend deux lignes bastionnées. La première est une grande traverse devant la fortification du XVIe siècle. Le premier tronçon du grand souterrain en conserve l’escarpe sur 1,50 m de haut. La traverse est protégée par une demi-lune qui sera rasée en 1655. La seconde est un vaste ouvrage à cornes composé de deux demi-bastions et complété par un troisième bastion côté Sambre. Il s’étend jusqu’au ravin de la Foliette qui coupe le Champeau au nord. En arrière, une immense batterie d’artillerie, dite Batterie Royale, est élevée sur Médiane. Côté Meuse et côté Sambre, une défense basse ou fausse-braie abrite des chemins de ronde. Une rampe est aménagée pour le charroi et les canons depuis le Grognon : la Rampe Verte. Le périmètre défensif couvre dix hectares, avec à l’intérieur, des casernes, des citernes, des corps de garde. En 1647, une porte de secours s’ouvre vers la campagne dans le bastion des Cinq Frères : c’est l’actuelle entrée à partir du stade des jeux. Jugée nuisible à une bonne défense, elle est déplacée en 1655 vers le chemin de ronde côté Sambre. Sous le glacis, des galeries de contre-mine sont aménagées à partir de 1670. Les ingénieurs en charge des fortifications sont originaires des Pays-Bas comme Salomon Van Es et Jean Boulengier. Mais en dépit de ces importants travaux, il subsiste un point faible : le ravin de la Foliette, qui constitue un dangereux angle mort par lequel un assaillant peut approcher à couvert. Pour y remédier, le gouvernement espagnol, sur la proposition de son allié Guillaume d’Orange, stadhouder des Pays-Bas et roi d’Angleterre, décide la construction d’un nouvel ouvrage, sur la montagne du Diable, de l’autre côté du ravin. Son concepteur est un Hollandais, l’ingénieur Menno van Coehoorn. Ce sera le fort Guillaume ou d’Orange, nommé aussi Coehoorn (1690-1691). Sur une crête voisine, un petit fortin est ébauché autour d’un cabaret, la Cassotte. De tout ceci, plus rien n’est visible aujourd’hui, sinon la voûte de l’entrée de Terra Nova, une partie de l’escarpe de la traverse bastionnée et, bien sûr, l’allure générale de la forteresse. En ville, les défenses sont modernisées par la construction de neuf bastions précédés par des demi-lunes, lunettes et chemins-couverts. Les tours médiévales sont affectées au stockage de la poudre et des casernes sont bâties en Herbatte. Date de création : 20/09/2007 @ 16:56 | PUBLICATIONS
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Dans les guerres du XVIIe siècle
Grâce à l’existence de Mariembourg, de Philippeville et de Charlemont, Namur est en deuxième ou troisième ligne face à la France. Toutefois, l’inévitable entrée de l’Espagne dans la guerre de Trente Ans (1618-1648) se profile. Le conflit dure avec la France jusqu’en 1713. Aux côtés des Hispano-Wallons combattent les Anglais, les Hollandais et des princes allemands. Devenue pivot de manœuvres, Namur est considérablement fortifiée en plusieurs étapes. La ville proprement dite s’entoure d’une ceinture de bastions large de près de 400 mètres. Au début du XVIIIe siècle, la défense est reportée sur les hauteurs de Bouge au nord et de Jambes au sud. A la citadelle, des forts seront bâtis jusqu’à 1.000 mètres du vieux château médiéval.
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