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VAUBAN 2007... et 2008
VAUBAN ENTRE SAMBRE ET MEUSE 1707-2007 DANS LES PAS DE VAUBAN ENTRE MEUSE ET ARDENNE ALBUMS PHOTOS
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NAMUR, UNE CITADELLE EUROPÉENNE - La renaissance
Dans le courant du XIXe siècle, les fortifications de type bastionné, même celles qui intègrent des casemates à canons nombreuses et redoutables, comme à Huy et Dinant, perdent de leur efficacité. En cause, le développement de l’artillerie rayée, qui accroît les portées à 5 ou 6 kilomètres, et l’usage de la poudre sans fumée et du frein hydraulique qui augmente considérablement la cadence de tir. Les dernières constructions sont le hangar aux affûts et un deuxième étage à la grande caserne de Terra Nova, une poudrière dans le fossé de Médiane et, à l’usage des civils, la tourelle des Guetteurs à la pointe du vieux château. De place d’arrêt, la citadelle devient simple caserne. Dans les années 1860, l’enceinte urbaine est définitivement rasée. La suppression de la loi sur les octrois communaux - taxes d’entrée et de sortie des gens et des marchandises - entraîne, quelques années plus tard, la démolition des portes de la Plante et de Fer. La citadelle que l’on voit aujourd’hui est, à quatre-vingt-dix pour cent, celle rebâtie par les ingénieurs belgo-hollandais formés à l’école du génie impérial français, sur une idée d’officiers anglais et avec l’aide d’entrepreneurs namurois. Des forts avancés subsistent : la tour carrée, la lunette de droite, dite improprement fort d’Orange, et des éléments des deux autres lunettes. Date de création : 20/09/2007 @ 17:15 | PUBLICATIONS
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La renaissance
L’épopée napoléonienne enterrée, le congrès de Vienne, en 1815, veut ceinturer la France d’une barrière protectrice. Les anciens Pays-Bas du nord et du sud sont réunis sous la couronne des Orange-Nassau. Aussitôt, une nouvelle barrière de places fortes voit le jour, appelée aussi ligne Wellington, du nom de son concepteur, vainqueur à Waterloo. De 1816 à 1825, la citadelle est reconstruite à peu près sur la base de ses anciennes fortifications et des remparts protecteurs entourent de nouveau la ville. Quatre lignes défensives se succèdent sur le Champeau. Trois lunettes et une tour carrée, isolées les unes des autres, arrêtent d’abord l’assaillant, à l’emplacement des ouvrages avancés des XVIIe et XVIIIe siècles. Terra Nova dresse ensuite ses trois bastions, munis cette fois de poudrières enterrées et de casemates dans les flancs ; des caponnières crénelées protègent les fossés ; une caserne casematée aux façades néo-classiques peut abriter 1.200 hommes ; la traverse bastionnée n’est pas restaurée mais ses murs servent d’appui à un grand souterrain de communication. Médiane reçoit deux bastions avec chacun deux étages de casemates et intègre la muraille de la Barbacane médiévale ; un laboratoire d’artillerie s’appuie contre celle-ci. Les bâtiments du château médiéval sont rasés pour laisser place soit à des terrasses d’artillerie, soit à des constructions militaires, forge, boulangerie, ateliers divers, tous voûtés à l’épreuve des bombes. Le calcaire de Meuse est utilisé presqu’exclusivement et donne à la citadelle ses couleurs actuelles, le gris alterné au vert de la végétation. Les principes de fortification mis en œuvre sont identiques, à échelle plus réduite, à ceux du fort Boyard en Charente (Fr.) : les ingénieurs veulent faire des vaisseaux terrestres chargés de nombreux canons. Mais à la révolution belge et la déclaration d’indépendance, en 1830, la citadelle attend encore les bouches à feu qui doivent l’armer.
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